Restaurer les cours d'eau

La restauration des cours d’eau et de leur continuité écologique est un enjeu majeur découlant de la Directive Cadre Européenne sur l’eau visant l’atteinte en 2015 du bon état écologique. Sa mise en oeuvre dépend de l’implication de l’ensemble des acteurs concernés sur le territoire picard, dont les propriétaires riverains pour les cours d’eau non domaniaux.
Les actions peuvent s’envisager au niveau des particuliers, des acteurs économiques et des collectivités :

  • Supprimer les ouvrages qui ont perdu leur usage (ou les aménager) pour faciliter les migrations piscicoles, éviter les augmentations de température, permettre le transport des sédiments.
  • Lutter contre l’érosion des berges et reconstituer les ripisylves.
  • Favoriser une dynamique naturelle de la rivière : les travaux lourds pour curer ou reprofiler les rivières «à coup de pelleteuse» sont à proscrire. Les initiatives picardes sont multiples : restauration de frayères, remise de cours d’eau dans leur lit en fond de vallée, suppression de barrages.
  • Réduire l’impact des cultures sur la qualité des cours d’eau. Citons les opérations «Fertimieux» dans le Laonnois et la vallée de l’Hallue en Somme, les mesures agro-environnementales sur les bassins versants…

Ces actions sont réalisées par de multiples acteurs : associations de pêche, syndicats de rivière, structures associatives de protection de la nature ou d’insertion...

Parce que l’entretien d’un cours d’eau peut difficilement être envisagé à l’échelle d’une parcelle ou d’une commune, des structures intercommunales se sont constituées pour définir des solutions globales, mutualisées et cohérentes à l’échelle du cours d’eau et de son bassin versant.