Préserver l'exceptionnelle variété des espèces sur les pelouses calcicoles

Orchis négligéLes pelouses calcicoles sont de véritables jardins botaniques naturels dont certaines espèces sont considérées comme méridionales. Les formations végétales rases sont composées de graminées mais aussi d’espèces plus rares, telles les orchidées entre lesquelles volent de multiples insectes. Papillons et autres insectes constituent des mets de prédilection pour les reptiles et les oiseaux.


Pas moins de 43 espèces d’orchidées s’épanouissent en Picardie, les pelouses étant des milieux privilégiés pour les observer.

 

 

 

Soumises à des conditions climatiques et des sols différents, les pelouses calcicoles de Picardie affichent une étonnante diversité du vivant.
• La Réserve naturelle régionale des Larris et Tourbières de Saint-Pierreès-Champs, le long de la cuesta du Bray, offre un parfum de Méditerranée, avec du Thym, de l’Origan et même de la Lavande !
• Les pelouses de Chermizy-Ailles (Aisne), grâce à un sol plus riche sont propices à l’Anémone sauvage et à la Marguerite de la Saint-Michel.
• Les pelouses sur sables calcaires dans le Valois et le Tardenois hébergent l’Armoise champêtre.
• Sur le camp militaire de Sissone, c’est le passage des chars qui met à nu le substrat crayeux. S’y installent alors des espèces pionnières puis des plantes délicates telle la Gentiane croisette.
• Sur les craies marneuses de la vallée de la Bresle, pousse la Parnassie des marais qui a la particularité d’apprécier également les bas-marais humides.

Des actions simples permettent à chacun de profiter de l’attrait de ces sites exceptionnels sans dégrader la faune et la flore : rester sur les sentiers de découverte, ne pas franchir les clôtures, tenir les chiens en laisse, observer les animaux à distance, ne pas cueillir les plantes, ne pas laisser de détritus…