L’eau en ville : faire avec la nature

Les villes portent une responsabilité forte en matière de traitement de l’eau et de gestion des eaux pluviales. L’enjeu : faire que l’eau soit un atout en ville, non une contrainte, tout en maîtrisant les coûts.

Des techniques d’épuration des eaux reprennent les principes régissant les zones humides : citons les stations de lagunage (plans d’eau peu profonds où les matières organiques sont consommées par les organismes de ces bassins), les lits plantés de macrophytes (roseaux, massettes, herbiers aquatiques...), les saulaies utilisant le pouvoir épurateur du sol pour absorber nitrates et phosphates. Plusieurs communes de Picardie ont déjà fait appel à ces systèmes alternatifs : Quevauvillers (station de lagunage), Fresnoy-au-Val (station à filtres plantés) et Thézy-Glimont (station d’épuration à filtres utilisant des roseaux)…

La gestion intégrée des eaux pluviales : les eaux de ruissellement se chargent en polluants sur les surfaces imperméabilisées et contribuent aux débordements des réseaux lors d’orages. Il est donc nécessaire d’assurer une régulation hydraulique et un contrôle des flux polluants dès la source du ruissellement. Les eaux peuvent être soit infiltrées dans le sol au niveau de la parcelle, soit stockées temporairement avant d’être restituées au réseau. Une large panoplie d’outils est mobilisable : limitation des espaces imperméables au profit de zones engazonnées, chaussées réservoirs, tranchées drainantes, noues paysagères, toitures végétalisées, bassins de retenue laissés en eau…
Ces jardins perchés et espaces en eau ont l’avantage d’abriter la faune et la flore en milieu urbain.